DORNIER 24 XPEDITION
Samedi 19 janvier
Pour la dernière plongée, nous sommes 5 plongeurs : Aldo (avec une caméra),
Davide et Francis pour le premier groupe et Didier et Edoardo équipé de son recycleur et
d'une caméra pour le second groupe.
Le temps est beau et la mer calme. Cependant, sur le site le ciel se voile quelque peu.
Une surprise nous y attend : le mouillage a disparu. Heureusement, nous avions prévu
cette éventualité et nous disposons d'un mouillage de secours que nous lançons -en
l'absence de courant en surface- directement sur l'épave repérée par le sondeur.
Curieusement, après vérification par le sondeur, le mouillage a dévié de sa
trajectoire. Un deuxième essai nous le confirme. Cela devrait annoncer un fort courant en
profondeur. Nous lançons une troisième fois notre mouillage en tenant compte de ce
courant. Cette fois-ci le mouillage est sur l'épave. Nous nous préparons à plonger dans
le courant et arrimons particulièrement bien les caméras.
Lors de notre descente le courant s'intensifie après 40 m et nous devons palmer avec
force pour rejoindre le Dornier. Au fond la visibilité est beaucoup moins bonne que les
jours précédents. Nous apercevons l'ancien mouillage, qui semble avoir été tiré par
un bateau dans le sens contraire du courant.
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Le groupe d'Aldo se dirige vers l'avant tandis que celui de
Didier va vers la porte de derrière. Le courant complique les prises de vues externes et
demande beaucoup d'efforts de palmage pour rester stable. A l'intérieur, Edoardo réussi
à rentrer sa caméra dans la première pièce à droite et dans celle à gauche. Sur le
coup, il ne voit rien d'exceptionnel, mais en visionnant la vidéo l'après-midi, nous
nous rendons compte qu'une inscription figure sur un pan de tôle. Il nous faudra attendre
une autre exploration pour pouvoir la lire !
Didier accroche un parachute à l'ancien mouillage pour pouvoir le récupérer en surface
et après 20 min d'exploration, nous remontons doucement faire nos paliers. Le courant
diminue progressivement ce qui nous permet de faire nos paliers sans effort inutile. En
levant nos têtes vers la surface, nous ne croyons pas nos yeux quand nous voyons, à
coté de la barre de palier de 6 m, la B50 d'oxygène dans l'eau (grande bouteille d'1 m
80 contenant 50 litres d'oxygène à 200 bars). Nous supposons que Momo a eu un souci de
flexible et a trouvé le moyen de raccorder quand même la B50 au narguilé. Merci Momo !
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Compte tenu de l'important effort de palmage à 100 m de
fond, par sécurité, nous allongeons nos derniers paliers à l'oxygène et sortons après
135 min de plongée.
Nous récupérons les deux mouillages et rentrons de cette dernière plongée très
nostalgiques et avec déjà beaucoup de projets pour y retourner.
La fin de la journée est malheureusement consacrée au rangement et aux adieux. Nous
passons quand même quelques heures à visionner les vidéos et apercevons alors
l'inscription à demi lisible précédemment citée ainsi qu'un objet brillant dans
l'antichambre du poste de pilotage. Le Dornier est loin de nous avoir livré tous ses
secrets, malgré les 37 plongées et 663 minutes que nous avons passées à l'explorer. A
bientôt, donc !
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